1901 - une université populaire

Publié le par Université Populaire de l'AUBE

Immeuble 5 rue des Anciennes Tanneries à Troyes où se tenait l'Université Populaire.

Immeuble 5 rue des Anciennes Tanneries à Troyes où se tenait l'Université Populaire.

 

CREATION D'UNE UNIVERSITE POPULAIRE
 
A TROYES EN 1901
 
 par Michel CHOQUART.   
 
 
 
Le besoin d'éducation populaire ne date pas d'aujourd'hui. La fin du XIXème siècle est riche en essais plus ou moins durables. Ainsi le fameux Cercle Populaire en 1871, créé par les républicains anti-congréganistes, en opposition avec les faux républicains, restés monarchistes.
 
    L’idée de ce Cercle en faveur de l’éducation germait depuis 1869 dans l’esprit du futur député de l’Aube Stanislas Baltet. Les notables troyens Louis Félix Parigot, maire puis délégué au gouvernement de Bordeaux, Ernest, Charles et Julien Baltet, les Gayot, Douine, et même Buxtorf (conseiller délégué pendant l’occupation prussienne) sont tous républicains avec plus ou moins de violence. Ils sont  également éloignés de la réaction qu’ils détestent et de la révolution sociale qu’ils redoutent.
 
 Ils sont anticléricaux ou vont le devenir. Ils veulent remplacer les écoles congréganistes troyennes par des écoles laïques. Ils se conduisent en bons patriotes (fermes vis-à-vis de l’occupation prussienne). Ils ont le goût de la réussite matérielle si elle bénéficie à la république.
 
    Cette tentative échouera car elle sera condamnée par le pouvoir et les créateurs de ce "Cercle d'enseignement populaire" seront condamnés.
 
    Pourtant, leurs buts étaient nobles: «Acceptez nos statuts ! Laissez nous enseigner, lire la presse à nos adhérents, organiser des conférences littéraires et d’économie sociale, converser entre nous, nous délasser à des jeux ainsi qu’il est courant dans un cercle ».
 
    Mais on leur reproche de "s’occuper d’objets politiques", (N'est-ce pas ce qu'on nous a reproché dès la création de notre UPOP ?) "d’assister aux enterrements civils, d’être des propagateurs de l’athéisme, de la libre-pensée, de la révolution et du socialisme". 
 
    En 1896, autre tentative, celle que nous raconte Michel CHOQUART, historien qui traduit régulièrement les débats sociaux et révolutionnaires de cette époque dans la Revue BOURSE DU TRAVAIL MEMOIRE VIVANTE.
 
    Merci de nous avoir fait profiter de ce travail en exclusivité sur le blog de l'UPOPAUBE.
 
J.L. 

L’Université populaire s’installe 5 rue des Tanneries

 

Le rapprochement culturel de travailleurs avec la petite bourgeoisie (artisans-petits patrons) et d’ intellectuels avait été initié au travers du Cercle populaire (1871-1873) 30 rue de l’Hôtel de ville, du Sou des écoles laïques et du groupe des Travailleurs réunis, puis au sein de la Bibliothèque démocratique et populaire, 39 rue Jaillant-Deschainets. Ceci dans les premières années de la constitution de la bibliothèque. Les conférences, payantes et irrégulières, déplaçaient peu de travailleurs. Elles intéressaient surtout la petite bourgeoisie républicaine à tendance radicale.

La République bien installée, la constitution de syndicats toujours plus nombreux, de coopératives, de groupements politiques en voie de formation en partis politiques, font naître et cheminer l’idée que pour faire évoluer ou transformer la société, afin qu’elle soit plus solidaire et plus humaine, il faut donner au peuple, et d’abord à une élite ouvrière la plus large possible, une formation supérieure.

Deux courants principaux vont voir le jour ; l’un socialiste et révolutionnaire, l’autre libéral et réformiste mis en place pour disputer au socialisme son monopole sur la classe ouvrière.

L’anarchiste Fernand Pelloutier, secrétaire de la Fédération des Bourses du Travail, imagine dès 1896 la création d’un institut populaire « instruire pour révolter ». Très rapidement il milite et organise dans les Bourses du Travail des cours de mathématiques, de physique, de technologie, de langues vivantes, de dessin et la mise en place de bibliothèques.

Georges Deherme, sculpteur sur bois dans le quartier du meuble rue Saint-Antoine à Paris, ancien militant anarchiste (1884/1894) après avoir créé une revue « la coopération des idées », fonde le 23 avril 1896 un groupe d’études « La coopération des idées pour l’instruction supérieure et l’éducation éthique du peuple » dont le but est :

« L’éducation syndicale, politique, sociale, en un mot, du peuple, de faire des administrateurs intégrés et éclairés des coopératives et des syndicats et de former aussi une puissante élite prolétarienne, noyau vivant de la future société ».

La réussite est immédiate. Conférences et causeries se succèdent. Il faut rapidement trouver des locaux plus grands.

Fort de ce succès, Deherme évoque et développe son idée de création d’une université populaire. Pour lui, les intellectuels et les manuels doivent partager leurs connaissances. Sa méthode se résume en une éducation mutuelle dans un esprit d’amitié.

« L’ouvrier a besoin du savant pour acquérir une méthode d’étude. De même l’intellectuel reçoit du travail manuel une expérience concrète de la vie ».

Il ne s’agit pas de copier l’Université officielle mais au contraire de proposer un choix de conférences et de cours gratuits pendant lesquels les individus apprennent à réfléchir et à partager une opinion. Il s’agit d’ouvrir le plus largement les possibilités, la convivialité et la fraternité entre ouvriers et bourgeois (notamment bourgeois intellectuels) autour du savoir intellectuel. Les conférences doivent prendre l’allure de causeries, d’analyses de livres et de lectures collectives.

Le dimanche 12 mars 1899 « La coopération des Idées, société des Universités populaires » est définitivement constituée. La présidence est confiée à Gabriel Séailles1

 

1 Gabriel Séailles (1852-1922) historien de la philosophie, professeur à la Sorbonne, sympathisant socialiste, ardent dreyfusard, libre penseur, co-fondateur de la Ligue des droits de l’homme et de l’Université populaire.

professeur à la Sorbonne. Il est assisté du député (radical) de la Seine et Marne, du docteur Delbert et d’Henry Michel, professeur à la Sorbonne, à la vice-présidence. Deherme est secrétaire général. L’institutrice Rousselle, les journalistes Mazel et Robert Dreyfus sont secrétaires adjoints. La « coopération des Idées » a pour but :

« De provoquer et de seconder la fondation à Paris et dans les départements d’associations laïques qui se proposent de développer l’enseignement supérieur populaire, qui poursuivent l’éducation mutuelle des citoyens de toutes conditions, qui organisent des lieux de réunion où les travailleurs puissent venir, leur tâche accomplie, se reposer, s’instruire et se distraire.

De former directement de telles associations.

De mettre en rapport les différentes associations qui auraient adhéré à la Société sous les conditions fixées par le comité d’administration ».

L’assemblée de « La coopération des idées » confirme deux orientations que ne voulait pas Deherme : l’autonomie des groupes et la référence à la laïcité, contraire à l’esprit de neutralité.

Dans le comité de propagande et d’administration constitué d’une soixantaine de personnalités, on trouve un seul représentant du monde du travail, Auguste Keifer, secrétaire de la Fédération syndicale du livre. Les violentes attaques lancées par Deherme contre le socialisme parlementaire, son hostilité au collectivisme et à ses représentants particulièrement Guesde, Lafargue, Vaillant ne peuvent que détourner les socialistes d’une entreprise investie par la bourgeoisie libérale, destinée à la collaboration de classes.1

Mais dans la quinzaine d’Universités populaires qui se créent courant 1899, de nombreux militants socialistes s’y investissent sans se conformer à la ligne Deherme. Celui-ci, voyant les Universités populaires suivre une orientation socialiste évidente, trouve le détournement de son œuvre insupportable et démissionne de ses fonctions à la Société des Universités populaires.

Libérés de la tutelle de Deherme et de l’image conservatrice qui était la sienne, les socialistes de toutes tendances (à l’exclusion des guesdistes), les syndicalistes des Bourses du Travail ou de la C.G.T, les anarchistes et les coopérateurs font de l’Université populaire une revendication ouvrière.

A partir de cette date, le nombre d’Universités populaires explose : 116 en 1900, 124 en 1901, 164 en 1905.

Dès le début de l’année 1901, des réflexions, des contacts, des échanges ont lieu pour créer une Université populaire à Troyes.

Un comité provisoire est mis en place. Sa première réunion se tient le mardi 2 juillet 1901 pour former le bureau et élaborer les statuts. Une campagne d’adhésions est lancée à compter de cette date.

Une assemblée générale constitutive est organisée le samedi 27 juillet dans la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville. L’Université populaire prend ce jour-là comme dénomination exacte « L’éducation sociale (Université populaire de Troyes) ».

La composition de son premier conseil d’administration comprend :

Corard, professeur au lycée, secrétaire général.

Gerson, vice-secrétaire.

1 Cette partie de l’historique de l’Université populaire est largement inspirée de la thèse de Lucien Mercier « Les Universités populaires (1899-1919) ». Les éditions ouvrières 1986.

Ferlin, trésorier.

Nida, professeur au lycée.

Lahaye, instituteur.

Gradjean, instituteur.

Thibert, Lagoguey, G.

st, Bourgeois, Rémon (ouvriers et employés).

Commission de contrôle : Foy instituteur, Véron et Collard.

Le lien des intellectuels et des travailleurs se fait avec le syndicat des employés de commerce qui s’investit pleinement au travers de ses secrétaires Bourgeois, Rémon et son trésorier Véron. Le syndicat des ouvriers et ouvrières de la bonneterie est représenté par Lagoguey.

Des locaux demandant quelques travaux d’aménagement sont trouvés au 5 rue de la Petite Tannerie. Ils vont permettre à l’Université d’acquérir une totale indépendance. En attendant la fin de la réfection, les adhésions sont reçues chez Ferlin trésorier 70 rue de l’Hôtel de Ville et chez Thibert 2 rue Boucherat, lui aussi militant du syndicat des employés du commerce

En quelques semaines le nombre d’adhérents dépasse les trois cents. Le prix de l’adhésion, dérisoire, est fixé à 0F25 pour toucher le plus grand nombre de travailleurs.

Pour ouvrir la saison universitaire de l’année 1901/1902, l’inauguration est prévue le mardi 15 octobre. Les finances de l’Université ne lui permettent pas de s’offrir le Théâtre ou le Cirque Plège dont les frais de location, d’éclairage et de chaises sont au-dessus de ses moyens. C’est donc dans la salle de l’Hôtel de Ville, plus petite, qu’a lieu la fête inaugurale de « L’Education Sociale ». L’entrée est gratuite pour les adhérents. Les non-adhérents doivent s’acquitter d’1F. Un monsieur accompagné d’une dame ne paiera qu’une seule entrée.

Un programme de qualité est à l’affiche : une conférence par l’écrivain et poète Maurice Bouchor1sur le but des universités populaires et une deuxième partie littéraire et musicale.

Un succès considérable et inattendu marque cette fête inaugurale. La salle rapidement comble est garnie en grande partie par la bourgeoisie troyenne et des instituteurs. Lorsque les travailleurs arrivent après leur longue journée de labeur, ils ne peuvent que s’entasser dans les escaliers qui bientôt débordent eux-aussi. Composée de nombreux adhérents de l’Université populaire qui ne peuvent accéder au spectacle, une foule mécontente doit bientôt se retirer.

Le secrétaire général M. Corard et Maurice Bouchor situés au centre sont entourés par le conseil d’administration.

M.Corard ouvre la séance. Il trace l’historique de l’U.P., expose son but et l’enseignement défini par ses statuts :

« Il sera essentiellement démocratique, c’est-à-dire conçu dans l’intérêt du peuple ; rationaliste c’est-à-dire dégagé de tout dogme ; il sera républicain et scientifique. C’est en ce maintenant scrupuleusement dans ces règles que l’U.P., dans son modeste champ d’action, en développant l’enseignement supérieur du peuple, contribuera au progrès moral et intellectuel de notre pays et au progrès général de l’humanité ».

1 Une rue Maurice Bouchor existe à Troyes. Elle coupe le Boulevard Blanqui et rejoint la rue du Lieutenant Pierre Murard.

Maurice Bouchor (1855/1929) écrivain et poète, ami très tôt du poète Jean Richepin. Son œuvre a été très utilisée par l’école laïque sous forme de textes, de dictées et de récitations. Dreyfusard, membre de la Ligue des droits de l’homme, Bouchor est un militant laïque et socialiste. Il est très impliqué dans le mouvement des Universités populaires.

Maurice Bouchor prend ensuite la parole. Il explique tout l’intérêt et l’amour qu’il porte aux travailleurs manuels et que c’est pour eux qu’il écrit poèmes et contes. Il a l’espérance de voir naître dans les U.P. un esprit de tolérance, un échange de vues sur des sujets politiques qui pour lui doivent tendre vers un rapprochement des idées.

« Les savants et les artistes ne doivent pas garder pour eux seuls la jouissance égoïste de leurs connaissances, ils doivent en faire part aux ouvriers manuels lesquels doivent répondre à l’appel des ouvriers de la pensée ».

La soirée se prolonge avec la partie littéraire et musicale. Mlle Marguerite Nathan du Conservatoire de Paris interprète plusieurs chansons, puis vient un texte de Maurice Bouchor « l’eau et le vin » dit par l’auteur et Mlle Nathan. Maurice Bouchor chante ensuite deux de ses chansons « la grappe » et la chanson « des maréchaux (ferrands) » et déclame un de ses poèmes très apprécié du public « le pain ». Après le 1er acte de Ruy Blas et l’article 330 de Courteline, joués par plusieurs artistes du théâtre municipal, la soirée se termine vers minuit.

L’Université populaire ouvre ses locaux, 5 rue de la Petite Tannerie, le mardi suivant, le 22 octobre 1901, avec une conférence devant 300 personnes, de M. Corard sur le « Transvaal » et « l’historique de la colonisation de l’Afrique Australe ».

A partir du 1er novembre l’Université populaire est ouverte tous les soirs à 8H30 et le dimanche de 2H à 7H.

Le samedi 2 novembre une première grande soirée récréative est proposée aux adhérents avec en 1ère partie une séance cinématographique : projections lumineuses par M.Socquard et en 2ème partie, une conférence par M.Thibert sur « la religion nouvelle ».

Des liens se tissent avec le mouvement syndical.

Le syndicat des ouvriers et ouvrières des filatures organise, le 24 décembre 1901, une soirée avec causerie par un membre de l’U.P. sur « l’utilité de la vie syndicale dans la vie économique ».

« Le syndicat est heureux de ne pas oublier les enfants dans cette fête syndicale en installant un gigantesque arbre de Noël qui sera garni de confiserie et de nombreux jouets ».

L’année suivante, lors de l’assemblée générale le samedi 25 juillet 1902, le rapport d’activité indique que l’U.P. compte 500 membres, qu’une bibliothèque s’est constituée avec tous les ouvrages indispensables à l’éducation supérieure du peuple. Des conférences scientifiques et littéraires très variées ont été organisées. Elles furent très suivies et très appréciées.

Pour éviter toute polémique, il avait été décidé qu’elles ne seraient pas contradictoires mais qu’à la fin de chacune, des auditeurs pourraient, sur des points restés obscurs, demander des explications à l’orateur. Malgré ces précautions des reproches furent quand même formulés.

« On nous a reproché, les uns d’avoir demandé une conférence à un homme connu pour ses opinions radicales ou passant pour en avoir de telles, les autres, de nous être adressés à des militants du parti radical, les autres d’avoir fait appel à des socialistes. Finalement dans notre U.P., elle-même, un certain nombre de camarades nous ont traités de réactionnaires et d’autres nous ont traités de collectivistes… »

A l’issue de l’assemblée générale l’adhésion à la Fédération des U.P. du Nord-Est est votée.

Le renouvellement du conseil d’administration et de la commission de contrôle indique une progression des syndicalistes qui passent de 5 à 8 sur 18 membres. Rémon, Thibert, Véron, Bertrand, Grapin du syndicat des employés de commerce ; Dhautel du syndicat des ouvriers et ouvrières de la bonneterie ; Gestalder du syndicat des coiffeurs ; Exertier du syndicat de la boulangerie. Plusieurs d’entre eux sont membres du conseil de la Fédération départementale de l’Aube des syndicats ouvriers.

 

 

Immeuble 39 rue Jaillant-Deschaînets où se tenait la Bibliothèque démocratique et Populaire de 1873.

Immeuble 39 rue Jaillant-Deschaînets où se tenait la Bibliothèque démocratique et Populaire de 1873.

Cet article trouvé dans "Les Universités Populaires 1900-1901" est l'illustration du travail de Michel.

L'auteur Maurice Gerson montre que les problèmes d'hier ressemblent à ceux d'aujourd'hui. Il est fait état des difficultés matérielles (local indépendant à trouver, finances à consolider), morales ou politiques ("l'obstruction" : articles venimeux de certains, conseils d'abandonner la formation envisagée en la transformant en une formation purement professionnelle).

N'est-il donc pas vertueux d'instruire le plus grand nombre ? Nous pensions au contraire que c'était une vertu hautement républicaine.

J.L.

TROYES

26 Août 1901

L'Education Sociale est fondée depuis deux mois et compte ouvrir son local au mois d'Octobre. Nous donnerons pour l'inauguration des cours, une grande fête, probablement avec le concours de Maurice BOUCHOR.

L'U.P a pour secrétaire le camarade Conrad, professeur au lycée, et le conseil d'administration est composé de professeurs, d'ouvriers, de petits patrons et d'instituteurs, tous de sincères démocrates.

Déjà près de deux cents adhérents se sont groupés autour des membres fondateurs qui à leur première séance étaient douze ! tous employés syndiqués.

DEPARTEMENTS

L'U.P. a lancé un appel de fonds dans la presse républicaine et socialiste, près de cent francs ont été recueillis mais c'est bien peu. Dotés, pour notre malheur, d'une municipalité d'un républicanisme plutôt pâle, nous doutons fort que la demande de subvention que nous avons faite, soit bien accueillie.

Bien entendu, nous avons ici, contre nous, la Réaction ; la Croix, dans plusieurs articles venimeux, nous a violemment attaqués, ce qui nous laisse d'ailleurs très froids.

L'organe méliniste, La Tribune de l'Aube, nous a donné le conseil de faire de notre U.P. une association philotechnique!

Enfin, avant la lettre pour ainsi dire, nous avons à lutter contre l'obstruction.

Notre Conseil d'administration se réunit en ce moment, une fois par semaine. Notre dernière assemblée générale a eu lieu le 27 Juillet, salle de l'Hôtel de Ville. Les adhérents ont voté les statuts et donné mission au Conseil d'administration - nommé dans cette même séance - de louer un local, d'ouvrir des souscriptions, de lancer des appels aux travailleurs de la cité pour se joindre à eux, et enfin de s'entendre avec des conférenciers pour débuter au mois d'octobre.

Nous sommes en ce moment en pourparlers pour louer un local, qui sera ouvert tous les soirs, mais ce qui nous gêne le plus, c'est la question des fonds.

Le vice-secrétaire,

Maurice GERSON.

Publié dans HISTOIRE LOCALE

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