PV de l'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE du 15 Avril 2014.

Publié le par Université Populaire de l'AUBE

PV de l'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE du 15 Avril 2014.

ASSEMBLEE GENERALE du 15 AVRIL 2014

Maison du Patrimoine - 18 h 30

SAINT JULIEN LES VILLAS

 

En hors d’œuvre quelques textes sont lus par Catherine Lefèvre, comédienne textes qui ont rapport avec les conférences faites ou à faire :

Lettre de Michel SERRES à propos de la défense de la langue française.
« Est-il bon, est-il méchant ? » Diderot (La Religieuse)

 

Rapport moral :

Nous fêtons aujourd’hui notre premier anniversaire. Ce sont nos noces de coton. J’aurais plutôt dit nos noces de lait, puisque nous sommes encore à la mamelle, et tant nous sommes assoiffés de riches breuvages culturels. Vous qui êtes ici, vous avez adhéré ou vous allez adhérer, pour téter un peu de connaissance au sein de l’UPOPAUBE. Merci pour cette présence chaleureuse.

Mais le lait est un élément fragile et qui tourne. Nous ne voulons pas ce destin à notre Université. Il lui faut un développement durable, viable et persistant comme l’aiguille du sapin, tenace comme la bernique au rocher.

C’est à nous tous de lui construire son avenir. Il faut que nous ayons un débat à ce sujet. -Que voulons nous faire et faire avancer ? Nous avons inventé le bateau, il ne faudrait pas créer le naufrage.

Nous avons vu depuis avril 2013, votre enthousiasme, votre participation de plus en plus nombreuse, (200 adhérents) avec peu de moyens sinon votre cotisation, avec des conférenciers haut-de-gamme et qui interviennent gratuitement.

Pourtant les sujets proposés sont assez difficiles, peu médiatiques. Peut-être même ne sont-ils pas populaires comme l’affirme notre charte. Et les personnes que nous souhaiterions toucher (le peuple pour ne pas le nommer) ne viennent pas facilement. Comment aller vers eux ? Certains disent qu’ils sont « intimidés ». L’école d’autrefois nous a appris à être intimidés devant le maître, devant l’autorité au lieu de nous apprendre à être respectueux devant le savoir, devant l’autorité du savoir.

Je vois 2 raisons possibles d’intimidation aujourd’hui : les lieux et les sujets.

-Les lieux : Petit Louvre, Maison du Patrimoine, bon, ça sonne riche et savant, mais ce sont des lieux que le peuple a payé par ses impôts. C’est pareil pour le Grand Louvre ou le château de Versailles. Tout cela est à nous. Il n’y a pas de honte à les occuper. Certes, nous pourrions avoir des lieux plus populaires, plus intimes. Il n’y en a pas. La Bourse c’est fini. Ils l’avaient laissée dans un triste état. Loger dignement des syndicalistes n’était pas dans les moeurs de l’époque. Pour le commerce, ils l’ont rendue rutilante. Comme on ne trouve ni commerçant ni marchandise pour l’occuper, on pourrait la réutiliser. Les MJC, il n’y en a plus non plus ou si peu. Les comités d’entreprise se font rares et leur politique culturelle est surtout axée sur la distraction.

Alors, menons le combat de la réappropriation des châteaux. Mais faisons le avec des fourches de poèmes et des piques humoristiques. C’est ça qui serait populaire ! Un jeu de pamphlets, d’épigrammes, de moqueries, de satires et de raps.

 

Les sujets ? Les sujets alors ? Sont-ils intimidants ? L’histoire, la philosophie, l’économie ne sont intimidants que parce que les medias et les professeurs eux-mêmes parfois les ont rendus intimidants. Nous vivons avec des institutions qui étouffent et même qui s’efforcent d’empêcher tout discernement. Pas facile de s’y retrouver quand les medias mettent toutes les valeurs sur le même plan. Quand les spectacles, pour être rentables donnent dans le bas de gamme et la distraction. Les danseuses des Folies-bergères sont très demandées pour les voyages en groupe. La culture doit montrer ses fesses pour rentabiliser le voyage.

Nos gouvernants par simple gentillesse veulent un peuple qui ne s’ennuie pas. Beaucoup de rire et de chansons pour ne pas voir la crise et repartir avec courage. Un Bigard et ça repart !

Alors la question pour nous est : Ce que nous proposons est-il adapté au public dit populaire ? Y a-t-il un niveau à respecter comme dans les classes ? CP, CM etc. Je soutiens, en tout cas, que nous ne devons pas appauvrir les contenus. Il y a une exigence à faire passer le meilleur de la réflexion. Certes, il faut de la pédagogie, mais la pédagogie à elle toute seule n’apporte rien si elle ne sert pas le contenu. Je pense que Yvon Quiniou, Annie Lacroix-Riz, Valère Staraselski, Gilles Candar, Jean-Yves Robert, Philippe Loubière, Serge Wolikow ont sut faire passer des messages forts parce qu’ils étaient maîtres et spécialistes dans leur matière et que la pédagogie allait avec.

Nous aurons prochainement Jean-Yves MOLLIER spécialiste de l’édition, René Granmont matheux, Jean-Paul Jouary à propos de Diderot D Yves Charpy, écrivain et historien, Michel Etiévent à propos de la sécu, et plus tard Michel Dreyfus en économie, et…les PINCON CHARLOT. Voilà des sujets qui interpellent notre vie et celle de notre société. Et ça, c’est dans notre charte, qui dit article 1.

Notre Université fait partie de la grande tradition française de l’éducation populaire qui a pour objet de partager la connaissance et de permettre à chacun de comprendre le monde dans lequel il vit.

 

Un petit mot sur le mot culture avant de terminer : Populaire ou non, la culture est un mot magique et qui a le don de faire lever le sourcil de tout homme doué d’un peu de savoir vivre. Il est rare de rencontrer quelqu’un qui vous dise qu’il ne l’adore pas.

Je ne parle pas des fachos qui sortent leur flingue pour la descendre. Je parle des gens normaux. Il y en a encore beaucoup pour la défendre.

Seulement il faut savoir de quoi on parle. De quelle culture on parle ? Pour moi la culture n’est pas l’œuvre d’art en général. Ce n’est pas la symphonie de Mahler, ni la cathédrale de Reims, ni les romans de Proust, ni même la belle conférence de M. Quiniou. Si l’on parle de culture, c’est de notre chair sensible à nous dont il s’agit, de tout ce qu’on a reçu depuis la naissance, la table d’addition, les chansons de la grand-mère, la première contestation publique, nos rencontres, nos échanges, tout ce qui a bâti notre sensibilité et notre humanité et qu’on veut faire vivre et transmettre au voisin (ou à la voisine) pour être bien ensemble et fraternel jusqu’à la moelle. La culture est le rapport que chacun d’entre nous a tissé avec le monde. Nous voulons l’enrichir avec cette belle Université Populaire. Nous enrichir pour enrichir notre entourage. Nous enrichir pour mieux combattre. C’est aussi notre façon de faire de la politique. La politique ce n’est pas de payer la dette, c’est de gagner les cœurs et les esprits. La culture c’est donc une manière d’être citoyen, d’entrer dans la lutte et de dire je suis là.

J’ai toujours à l’esprit cette Marguerite Buffard organisant des spectacles dans les camps, pour que les femmes désespérées d’être là, enfermées, retrouvent confiance et dignité.

Notre UP veut redonner dignité aux gens par la réflexion et le débat, à partir de connaissances qu’il nous faut distribuer pour alimenter le moteur à réfléchir.

Car on a du souci à se faire dans un contexte où la machine à décerveler est en route. Cette machine s’appelle le marché. Tout tourne autour du fric et la réussite d’un homme ne se mesure plus qu’à l’état de son compte en banque.

Jean Vilar disait déjà : « Cette société est triste et sans esprit, parce qu’on ne lui donne à penser que fric »

On peut dire aussi que  l’esprit des affaires l’a emporté sur les affaires de l’esprit. Certains se battent en Europe pour l’exception culturelle, mais c’est la totalité de la culture qu’il faut protéger, parce qu’elle est notre intimité, notre humanité.

« La culture, dit Jack Ralite, n’est pas un luxe, dont, en période de disette, il faudrait se débarrasser. » Bien sûr, et c’est même la meilleure arme contre toutes les pensées régressives, qui aujourd’hui nous envahissent.

Je crois que notre Université Populaire a ce rôle modeste mais incontournable de nous faire redevenir citoyen.

Jean Lefèvre

 

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Rapport d'activités.

 

27 Mai 2014 :

  • ROMILLY SUR SEINE, salle de l’Eden, conférence débat par Jean LEFEVRE sur Jean MOULIN avec des élèves des lycée et collège (120 élèves et leurs professeurs dont les lauréats du Concours de la Résistance)

  • Et le soir, également à ROMILLY SUR SEINE, Salle Monmousseau, la Résistance dans l’Aube par Jean LEFEVRE  (50 personnes).

 

29 Mai 2013 :

  • rencontre au conservatoire Marcel Landowski à TROYES avec Valère STARASELSKI autour de Jean de la Fontaine et Louis Aragon, 30 élèves et leurs professeurs.

  • et le soir conférence au PETIT LOUVRE (80 personnes environ) sur Jean de la Fontaine, le mal aimé des grands seigneurs.

 

27 Juin 2013 :

Rencontre avec Christian LANGEOIS.

  • Conférence/débat à propos de la biographie d’Henri Krasucki, en après-midi à ROMILLY SUR SEINE, espace Ambroise Croizat, puis à TROYES avec la CGT,(30 personnes)

  • Et en soirée à LA CHAPELLE SAINT LUC, salle Roger Salengro (50 personnes environ).

  •  

  • 26 Septembre 2013 :

A TROYES au Petit Louvre, conférence/débat de Philippe LOUBIERE, rédacteur de la revue LETTRES et de l’Association ASSELAF sur le thème de la défense de la langue française, suivie d’une lecture de textes de Chrestien de Troyes par des comédiens. (80 personnes environ). Riche débat ensuite.

 

10 Octobre 2013 :

A TROYES, Maison des Associations, conférence/débat de Michel CORDILLOT et Daniel CHEROUVRIER, sur le thème « socialisme(s) et communisme de 1830 à 1848 – la naissance du mouvement ouvrier politique et syndical. (80 personnes environ).

 

25 Novembre 2013 :

Participation à la soirée organisée par les MUTUELLES DE FRANCE avec le soutien de l’UPOPAUBE au CINE CITY de TROYES pour la projection du film de Gilles Perret « les Jours heureux », en présence de Léon LANDINI. (salle comble, 400 personnes)

 

L’après-midi, Léon LANDINI et Jean Lefèvre ont été reçus au Lycée des Lombards pour parler de la Résistance et de ce film devant 200 élèves en présence des dirigeants des Mutuelles de France, de la direction du lycée et des professeurs.

 

28 Novembre 2013 :

Conférence/débat à TROYES au Petit Louvre sur le thème du GUESDISME (1890 – 1914) avec la participation de Jean-Numa DUCANGE, maître de conférence en histoire contemporaine et Claude PENNETIER qui dirige le MAITRON (dictionnaire biographique du mouvement ouvrier social. (75 personnes environ).

 

12 Décembre 2013 :

Avec l’association Bourse du Travail Mémoire Vivante, conférence de Martine DEMESSEMACKER sur Les fêtes de la bonneterie à la Maison des Associations (150 personnes environ).

 

16 Janvier 2014 :

En collaboration avec l’Association des Croqueurs de Pommes, conférence de Michel COLLACHE, Pharmacien sur les plantes, fruits et légumes au centre de notre alimentation, à la Maison des Associations /5Salle comble, 200 personnes environ).

 

30 Janvier 2014 :

Conférence à TROYES au Petit Louvre, de Claudine et Serge WOLIKOW, notre parrain, sur « le champagne et les luttes dans le vignoble ». (100 personnes environ).

 

17 Février 2014 :

A l’amphithéâtre du Petit Louvre, 85 personnes s’étaient réunies pour participer à la conférence/débat de Jean-Louis ROBERT, Directeur du Centre d’Histoire sociale du XX° siècle de l’université Paris 1 et Gilles CANDAR Historien français, sur le thème du Socialisme et la Grande Guerre.

 

11 Mars 2014 :

A la Maison du Patrimoine de SAINT JULIEN LES VILLAS, 150 personnes ont assisté à la conférence/débat d’Annie LACROIX RIZ, professeur émérite d’histoire contemporaine, sur le thème de La Collaboration.

 

25 Mars 2014 :

A la Maison du Patrimoine de SAINT JULIEN LES VILLAS, 126 personnes se sont intéressées à la conférence/débat donnée par Frédéric GAND et Jean LEFEVRE sur le thèmes des Femmes dans la Résistance.

 

8 Avril 2014 :

A la Maison du Patrimoine de SAINT JULIEN LES VILLAS, 105 personnes ont assisté à la conférence/débat d'Yvon QUINIOU, docteur en philosophie, sur le thème de l' Actualité de MARX.

 

 

 Bilan financier :

 

                     
                     
    DEPENSES         RECETTES      
                     
Poste       Résultat Poste       Résultat  
Pot AG       54,70 € Adhésions       1 720,00 €  
Déclaration Journal Officiel       44,00 € Dons       244,84 €  
Locations de salles       322,00 € Vente – CD Conférence Philippe Loubière       60,00 €  
Frais repas Intervenants       57,64 € Vente - Livres -       1 286,00 €  
Frais déplacements intervenants       173,00 €            
Assurance. R .Civile +adhésion L. Enseignement       111,03 €            
Livres - Les Passeurs de textes       837,00 €            
Livres – Les Éditons Ateliers       287,43 €            
Frais postaux       5,04 €            
Frais Bancaires ( carte dépôt et parts sociales)       22,43 €            
Ouverture Livret bleu       10,00 €            
Remboursement de 2 livres Krasucki     à J.Lefèvre 38,00 €            
                     
Total dépenses :       1 962,27 € Total recettes :       3 310,84 €  
Résultat 2013       1 348,57 €            
                     
           
AFFECTATION DU RESULTAT             LIVRET BLEU    
                     
Solde en début d'exercice :   0,00 €   Solde en début d'exercice : 10,00 €  
Résultat de l'exercice clôt :   1 310,57 €   Intérêts 2013 0,01 €  
Solde à la clôture de l'exercice :   1 310,57 €   Solde à la clôture 10,01 €  
                     

Budget prévisionnel :

 

             
UPOPAUBE   BUDGET PREVISIONNEL       2014
             
             
  DEPENSES       RECETTES  
             
POSTE   PREVISION   POSTE   PREVISION
             
Frais intervenants   2 500,00 €   Cotisations et dons 2 200,00 €
Papeterie/photocopie   100,00 €   Valorisation bénévolat   750,00 €
Locations salles   500,00 €   Subventions   750,00 €
Frais bancaire   7,50 €   Ventes de livres   100,00 €
Assurance   160,00 €        
Frais A.G.   35,00 €        
Frais postaux   50,00 €        
Prévision dépenses   3 352,50 €   Prévision recettes   3 800,00 €

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Projets 2014/2015 :

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